Le houx

Le houx Ilex aquifolium Aquifoliacées

Botanique

On nomme parfois le houx grand-pardon, ou grand houx pour le distinguer du Fragon ou petit-houx.

Le genre Ilex compte plus de 300 espèces, mais le houx est la seule espèce de nos régions. Parmi les Ilex, le plus connu est le maté (Ilex paraguariensis). Mais notre houx européen n’en partage pas les propriétés.

Le houx a des feuilles de plusieurs types: à bord lisse, puis de plus en plus coriaces jusqu’à devenir épineuses, de plus en plus épaisses , lui permettant de résister aux phytophages (animaux qui mangent les feuilles) et aux conditions climatiques défavorables (il reste vert en toute saison).

Le houx a une particularité:  il ne porte que des fleurs à étamines, ou que des fleurs à pistil, mais il peut  changer de sexe d’une année sur l’autre.

Les baies de houx sont toxiques, surtout pour les enfants: des intoxications mortelles ont été décrites. En revanche, elles représentent un aliment important pour les oiseaux, qui reste disponible tout l’hiver: les baies qui ont gelé à plusieurs reprises sont plus souples.

Propriétés médicinales

Le houx est trop toxique pour être utilisé comme plante médicinale.

Ses indications historiques: fébrifuge, purgatif, tonique

Ethnobotanique

Le bois de houx, dur et solide fournissait des lances et des javelots dès m’époque néolithique. Il est recherché toujours des ébénistes et des tourneurs, pour fabriquer des engrenages, des cannes, des cravaches: les houssines.

Le houx supporte très bien la taille: il donne de belles haies, impénétrables.

La seconde écorce permettait de préparer la glu des oiseleurs: les rameaux sont d’abord mis à bouillir une dizaine d’heures, puis à fermenter dans du fumier pendant un mois. La glu est une matière brune, filante, collante, insoluble dans l’eau, qui se manipule les mains mouillées ou enduites d’huile. Elle se dissout dans la térébenthine .

Une légende raconte que le houx est apparu dans les pas du Christ et que les baies rouges comme des gouttes de sang, rappellent sa Passion.

Les traditionnelles couronnes de houx à Noël reprendraient la coutume romaine des saturnales: la fête de Noël est inspirée des Saturnales romaines aux début de la chrétienté. Le houx fait office de porte-bonheur: suspendu aux portes la veille de la Nativité, il protège la maison contre les maladies, voire les sortilèges.

Pour aller plus loin

Breverton’s Complete herbal, based on Culpeper’s The English Physitian and Compleat Herball of 1653 Éd.Quercus

Jean Bruneton Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales , 5ème édition, ED.Lavoisier Tec et doc

Paul-Victor Fournier Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France Éd. Omnibus

Pierre Lieutaghi La plante compagne Pratique et imaginaire de la flore sauvage en Europe occidentale Actes Sud 1998

Le thuya

Thuya Thuya occidentalis, Cupressacées

Botanique

L’arbre que nous nommons Thuya aujourd’hui n’est pas le même que celui de Pline. Notre thuya a été rapporté  de la région du Saint-Laurent au Canada par Jacques Cartier en 1553.

Propriétés médicinales et toxicité

Le thuya fait partie des plantes qui ont permis à Samuel Hahnemann d’élaborer sa théorie de l’homéopathie (Similis similibus curantur: les semblables soignent les semblables).

Le thuya contient un dérivé terpénique, la thuyone, qui a des propriétés convulsivantes, voire hallucinogènes. (C’est la présence de thuyone dans les apéritifs à base d’absinthe qui avait justifié leur interdiction).

Cette toxicité interdit tout usage thérapeutique.

Il est recommandé de ne pas composter le thuya.

Les animaux y sont très sensibles.

La seule indication intéressante est celle de la teinture, en usage exclusivement externe: c’est un excellent remède des cors et des verrues.

Ethnobotanique

Ce thuya est appelé arbre de vie par les Amérindiens, appellation que Linné reprend en 1753. (arbor vitae).

Pour aller plus loin

Jean Bruneton Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales , 5ème édition, ED.Lavoisier Tec et doc

Michel Dubray Guide des contre-indications des principales plantes médicinales  Ed.Lucien Souny

Paul-Victor Fournier Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France Éd. Omnibus

Bob Press Green guide to trees of Britain and Europe Bloomsbury

Henriette Walter , Pierre Avenas La majestueuse histoire du nom des arbres Ed.Robert Laffont, 2017

 

Le buis

Le buis Buxus sempervirens Buxacées

Botanique

Le buis est un arbuste à feuilles persistantes, au bois très dur.  Les feuilles sont petites, ovales, luisantes, échancrées au sommet et dégagent une odeur caractéristique.

Buis toujours vert, même sous le givre

On le nomme aussi buis béni ou bois béni, guezette, ozanne

Propriétés médicinales

Le buis ne figure plus à la Pharmacopée . Son usage n’est plus recommandé désormais. Néanmoins, il possède une activité indéniable.

La présence de buxine, un alcaloïde rend le buis toxique par voie orale. La buxine est surtout présente dans le bois. Elle provoque des troubles digestifs violents, suivis de troubles cardiaques. L’intoxication peut être mortelle. Les chevaux y sont particulièrement sensibles.

Le buis était un fébrifuge réputé, efficace lorsque le quinquina avait échoué selon Cazin. Il a été proposé dans les traitements de la syphilis, la pleurésie, rhumatismes: selon Dorvault (édition de 1945), les parties employées étaient les feuilles, les racines et l’écorce de racine et le bois.

La décoction est un purgatif drastique en infusion ou en poudre.

Une macération de feuilles dans de l’huile, associée à une huile de millepertuis, était employé contre les rhumatismes et les douleurs dentaires.

Des formules anciennes le recommandent pour traiter les pellicules du cuir chevelu: une longue macération des feuilles coupées dans du rhum ou du marc, additionné que quelques gouttes d’huile essentielle de lavande. Et utiliser cette lotion chaque jour pour frictionner le cuir chevelu.

Ethnobotanique

Pièce d’échec en buis (autapisvert)

Le buis est connu pour son bois depuis la préhistoire, ce bois est parfois plus lourd que l’eau. Ce bois dur est sculpté ou tourné, pour fabriquer par exemple des pièces de jeu d’échec ou de petits instruments à vent, ainsi que des engrenages, des clavettes (cheville de bois).

 

 

Sa présence dans les cimetières est fréquente,  les catholiques conservent toute l’année la tige bénite lors de la fête des Rameaux.Le buis consacré ne saurait être jeté, il doit être détruit par le feu: la tige de l’année précédente était brûlée et bénite la veille du mercredi des Cendres, la cendre servant à tracer la croix sur le front des fidèles.

Le buis est un grand protecteur: souvent, un rameau de buis cloué sur le linteau ou la porte protège la maison des mauvais sorts (des ondes néfastes dirait-on maintenant), une coutume méridionale consistait à jeter au feu un rameau de buis bénit pour protéger le foyer pendant un orage (rapporté par Pierre Lieutaghi)

L’arbre, de croissance très lente, vert même au cœur de l’hiver, était symbole d’immortalité.

buis ethnobotanique sabine robin naturopatheIl est cultivé dans les parcs et jardins depuis l’Antiquité, On le trouve dans la plupart des jardins des monastères au Moyen-Age. Il est taillé : c’est l’art topiaire.

On raconte qu’en Allemagne au XVIIIème siècle, un charlatan possédait un remède secret contre la fièvre. L’empereur lui acheta son secret pour la somme extravagante de 1900 florins: ce remède n’était qu’une teinture de buis… et dès que le secret fut dévoilé, le remède perdit son charme!

Jonas Hanway, un explorateur, relate qu’on perd des chameaux car ils broutent les jeunes pousses avec avidité, en Perse et aux environs de la mer Caspienne.

Fournier rapporte des accidents liés à la falsification de bière: les cônes de houblon avaient en partie été remplacés par des feuilles de buis…

 

Pour aller plus loin

Article Buis dans le Dorvault 1945

Dorvault L’officine, répertoire général de pharmacie pratique dix-huitième édition-bis, Vigot frères, éditeurs, 1945

Michel Dubray Guide des contre-indications des principales plantes médicinales  Ed.Lucien Souny

Paul-Victor Fournier Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France Éd. Omnibus

Pierre Lieutaghi La plante compagne Pratique et imaginaire de la flore sauvage en Europe occidentale Actes Sud 1998

Marie-Antoinette Mulot herboriste diplômée  Secrets d’une herboriste Éd.Dauphin

Le robinier faux-acacia

Robinier Robinia pseudacacia Fabacées

Botanique

Jean Robin

Son nom honore un botaniste français, Jean Robin (1550-1629) apothicaire et botaniste (l’un n’allait alors pas sans l’autre) des rois Henri II et Henri IV. Il a introduit l’arbre en semant des graines dans son jardin de l’île de la Cité. Et son arbre vit toujours: il a été transplanté en face de Notre-Dame lors de la construction du Pont-Neuf, il est aujourd’hui penché et étayé, mais c’est dit-on, le plus vieil arbre de Paris !

robinier acaciaC’est un arbre épineux, avec des feuilles composées de nombreuses folioles toujours en nombre impair, à fleurs blanches en grappes pendantes et aux fruits en gousses brunes.

On parle couramment d’acacia plutôt que de robinier: la rue des acacias, juste en face de la Madeleine, est bordée de robiniers. Et le miel d’acacia vient bien du robinier, ainsi que les délicieux beignets de fleurs d’acacia!

Propriétés médicinales et toxicité

Racines, bois, écorce et graines contiennent une toxine qui a la particularité de cailler le lait.  On connaît des cas d’empoissonnement liés à la poussière de bois inhalée ou ingérée par des tourneurs. Des intoxications chez les animaux sont régulièrement rapportées (chevaux, porcs, les ovidés n’y sont pas sensibles).

Le robinier n’est pas considéré comme une plante médicinale.

Les fleurs sont légèrement calmantes et antispasmodiques.

Ethnobotanique

Un petit peu de vocabulaire… nous appelons acacia le robinier, si je parle d’un mimosa, je me réfère à l’acacia du botaniste, et si le botaniste parle d’un mimosa, je le nomme sensitive…

Les fleurs servent à faire des beignets, une liqueur de table, une eau de toilette, ainsi qu’une teinture jaune pour la soie: prendre soin de les récolter avant l’apparition des gousses.

Les graines torréfiées seraient un succédané de café, ce qui laisse perplexe car elles sont considérées comme légèrement toxiques. Les filaments d’écorce donnent des cordes et des tissus souples et flexibles.

Le bois, toxique, est résistant aux attaques des insectes et à la pourriture.

Pour aller plus loin

Paul-Victor Fournier Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France Éd. Omnibus

Bob Press Green guide to trees of Britain and Europe Bloomsbury

Henriette Walter , Pierre Avenas La majestueuse histoire du nom des arbres Ed.Robert Laffont, 2017

 

 

La symphorine

Symphorine Symphoricarpos albus Caprifoliacées

On l’appelle aussi arbre aux perles, symphorine à fruits blancs ou symphorine à grappes.

Elle est originaire du Nord-Ouest de l’Amérique , introduite en 1817 comme plante ornementale.

Les fleurs fournissent un bon nectar aux abeilles.

Toute la plante est faiblement toxique, en cas d’ingestion , les fruits provoquent douleurs abdominales, vomissements, diarrhée.

D’anciens usages thérapeutiques la proposaient néanmoins comme fébrifuge (tige et racine).

 

Pour aller plus loin

www.toxiplante.fr consulté le 12 octobre 2018

Paul-Victor Fournier Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France Éd. Omnibus

 

L’if

If, Taxus baccata, Taxacées

Botanique

L’if à baies est l’espèce européenne. Il se caractérise par ses feuilles (« aiguilles ») sur deux rangs, ses fruits en forme de baie rouge et charnue, renfermant une seule graine. Il est totalement dépourvu de résine.

Tous les ifs ne portent pas de fruits: l’arbre est dioïque (il existe des pieds mâles et des pieds femelles): seuls les arbres femelles portent les fruits. C’est le vent qui transporte le pollen , mais la fleur femelle est réduite à un ovule enserré dans des écailles: difficile de capter le pollen. Lorsque l’ovule est prêt, la fleur sécrète un liquide sucré qui suinte au sommet des écailles: le pollen y adhère et atteint ainsi l’ovule.

C’est un arbre d’une rare longévité: on estime à 3000 ans l’âge du plus gros if connu (en Écosse).

Ethnobotanique

L’if était un symbole de mort: d’une part, il est particulièrement toxique, d’autre part, c’est un arbre sacré (chez les Celtes, il fait le lien entre les morts et les vivants, il existait quelques ivaies sacrées ).

Les forêts d’ifs en  Europe occidentale ont disparu depuis longtemps: arrachés par les éleveurs pour éviter les empoisonnements du bétail, exploitation du bois pour les arcs et les flèches pendant la guerre de Cent-Ans, utilisation du bois en menuiserie et ébénisterie.

Luthiers, ébénistes et armuriers

Le bois d’if est imputrescible, ce qui a permis d’en trouver des traces dans des fouilles archéologiques: un arc daté d’environ 100 000 ans est le plus ancien objet connu en bois, découvert dans l’Essex. Un peu plus proche de nous, une sagaie en if fichée dans les côtes d’un mammouth a été mise au jour en Basse-Saxe. Le bois dur de l’if servait de pointes de flèches. Les feuilles fournissaient un poison pour les flèches.

C’est la fabrication d’armes, arcs, arbalètes, flèches, qui représente la plus forte utilisation d’ifs: à telle enseigne que les forêts locales ne suffisant pas, un commerce fort lucratif se mit en place. En Angleterre, les ministres incitaient la population à planter des ifs , des Plantagenêts au Tudors. Rien paraît -il ne surpasse l’if pour la qualité d’un arc: souple et élastique.

Résistance au pourrissement, dureté: le bois d’if a servi à la fabrication d’objets ménagers, d’outils, de tuyaux, depuis l’Antiquité.

Le bois d’if est apprécié des luthiers, pour les luths et les violes au XVIème siècle.

Et aussi…

Rien à voir ou presque: les ifs sont souvent taillés en forme de pyramide. Par analogie, on nomme if les supports coniques servant à égoutter les bouteilles!

Un arbre toxique

Toutes les parties de l’if sont toxiques, sauf l’arille, la partie charnue qui entoure la graine . Même la poudre de bois qui se dégage lors du travail artisanal est toxique. Ni la dessiccation, ni la cuisson ne détruisent le poison, la chair des animaux empoisonnés devaient aussi toxique. Pline raconte que des tonneaux fabriqués en Gaule en bois d’if ont empoisonné le vin qu’ils contenaient.

Traditionnellement plantés dans les cimetières, les ifs étaient un véritable danger pour les chevaux qui tiraient les corbillards: gare au cocher inattentif qui laissait ses chevaux goûter aux rameaux verts. Il s’est produit de nombreux empoissonnements de chevaux pendant la Première Guerre Mondiale. En 2000, deux ours du zoo de Nancy sont morts, empoisonnés par des branches d’ifs que leur avait tendues un visiteur. En 2003, c’est une femelle chimpanzé qui meurt empoisonnée par de l’if. En revanche, certaines espèces semblent insensibles au poison: lapins, chats… Des oiseaux sauvages sont friands de ses fruits: la graine, non mâchée, ne les empoisonne pas et sont répandues dans les déjections, favorisant ainsi la dissémination.

La graine  est particulièrement amère: en général, les enfants curieux la recrachent immédiatement, ce qui limite  le danger. Néanmoins, il faut appeler un centre anti-poison en cas d’ingestion de la graine ou d’aiguilles d’if. Pour les animaux, on considère en général que l’ingestion de la baie ne présente pas de risque si elle n’est pas mâchée, mais comme toute la plante est toxique, les herbivores sont exposés (la dose mortelle est estimée à 0.5 à 2g/kg de poids corporel chez le cheval par exemple). Les équidés sont particulièrement vulnérables.

La molécule toxique est la taxine, c’est un poison du cœur et du système nerveux, un anesthésique narcotique (la mort survient par paralysie du cœur et asphyxie.

Du poison au médicament

if sabine robin naturopathe amiens

Les arilles, c’est-à-dire la partie rouge charnue qui entoure la graine, étaient utilisées jusqu’au XIIIème siècle, comme adoucissantes et laxatives (présence de mucilages) . C’est un usage totalement disparu aujourd’hui.

D’un poison de flèche à un poison du fuseau

écorce d’if

Dans les années 1960 aux États-Unis le National Cancer Institute lance une série de tests dans l’espoir de développer de nouveaux médicaments anti-cancéreux, 35 000 plantes sont testées, dont l’if. L’if du Pacifique est prometteur: en 1972, Wall isole une première molécule, le paclitaxel ou taxol, anti cancéreux (classé dans les « poisons du fuseau »: il agit au moment de la division cellulaire). Mais, plusieurs inconvénients: la synthèse est très délicate et de mauvais rendement, l’extraction de l’if nécessiterait l’écorce de 6 ou 7 ifs centenaires pour un seul traitement, et la molécule est difficile à administrer. La recherche se poursuit pour améliorer la synthèse. En 1979, des chercheurs français font avancer les expérimentations: des ifs bordant une route sont abattus, toutes les parties des arbres sont récupérées et de nouveau étudiées: Guénard découvre une molécule proche du taxol dans les aiguilles. L’idée est simple: « yaka » partir de cette molécule et la transformer pour fabriquer ce fameux taxol, c’est ce qu’on appelle une hémi-synthèse, plus simple techniquement que la synthèse totale. Mais la science est pleine de surprises: une erreur de manipulation conduit à la production de taxotère (docétaxel)  et non du taxol attendu. Et  miracle de sérendipité, ce taxotère est deux fois plus actif que le taxol.

Aujourd’hui, paclitaxel et docétaxel sont utilisés dans les traitements de certains cancers du sein de l’ovaire, des broches, de la prostate, de l’estomac. Ce sont des médicaments puissants, aux effets indésirables parfois sévères.

Le mot de la fin

Il ne faut pas plus d’argent pour construire une vilaineprison que pour faire une maison agréable. Il n’en coûte pas plus pour planter unjardin bien entendu que pour tailler ridiculement des ifs, et en faire desreprésentations grossières d’animaux. 

Voltaire, Dialogue avec un contrôleur général.

Pour aller plus loin

Actes de la journée d’étude Le bois : instrument du patrimoine musical – Cité de la musique – 29 mai 2008  Les bois dans la facture des instruments de musique en Europe, XVIe et XVIIe siècles. Joël Dugot, conservateur, Musée de la musique, Paris

http://www.toxophilus.org/articles/francais/if_bois.html (consulté le 11 octobre 2018)

Jean Bruneton Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales , 5ème édition, ED.Lavoisier Tec et doc

Paul-Victor Fournier Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France Éd. Omnibus

Jacques Fleurentin, Jean-Claude Hayon  Des plantes toxiques qui soignent Ed. Ouest-France 2011

Henriette Walter , Pierre Avenas La majestueuse histoire du nom des arbres Ed.Robert Laffont, 2017

Le colchique

colchique plante toxique medicinale
Colchicum automnale
Cloître des Récollets, Metz
8 octobre 2018

 

Si jolie et si vénéneuse! une fleur qui s’épanouit à l’automne… Elle devient rare, dans presque toutes les régions de France . Classée dans la liste rouge de l’UICN, elle est dans la catégorie des « préoccupations mineures », mais « vulnérable » en Haute-Normandie (2015) et elle a disparu de Bretagne.

Apollinaire ne la chanterait plus aujourd’hui, hélas.

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Ciguë et cerfeuil : ne pas confondre!

Chaque année, des confusions se produisent entre cerfeuil sauvage ou carotte sauvage (parfaitement inoffensifs et comestibles en ce qui concerne les jeunes feuilles de cerfeuil) et les ciguës (petite ciguë et ciguë tachetée: le redoutable poison administré à Socrate).

           Daucus carota: une fleur centrale pourpre pour attirer les insectes

Daucus carota: inflorescence Observer les involucres de bractées à la base de l’ombelle

Anthriscus sylvestris
Photo Ivar Leidus

Conium maculatum: tige

La carotte (Daucus carota), le cerfeuil (Anthriscus sylvestris) et la ciguë (Conium maculatum) appartiennent à la même famille botanique: les Apiacées, autrefois nommées Ombellifères.

Un point de repère: les tiges de carotte et de cerfeuil portent des poils ou du duvet, alors que les ciguës  sont glabres (pas de poils, pas de duvet).

 

La grande ciguë porte des taches sur sa tige, alors que carotte et cerfeuil ont des tiges de couleur hologène.

Surtout, ne récoltez que si vous êtes absolument certains de l’identité de la plante!

 CiguësCarotte
tigeglabrepoils
tigerayures (petite ciguë) ou taches rougeâtres (ciguë tachetée)pas de rouge
tigecreusepleine
ombelle10-15 fleursplus grande, parfois fleur plus sombre au centre
bractées sous ombelles secondairesvers le solpennées, horizontales